À moins d'un an de la transposition en droit français de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines révisée (DERU 2), fixée au 31 juillet 2027, le Comité Stratégique de la Filière Eau (CSF Eau) publie une étude d'impact sans précédent. Les Canalisateurs, membres du comité de pilotage, font partie des 8 partenaires de l'étude.

 

Un changement de logique

Avec la DERU 2, on passe d'une logique d'infrastructures à une logique de territoire : la performance se mesure désormais à l'échelle de tout le système d'assainissement, réseaux et gestion des eaux pluviales compris. Trois enjeux dominent : la collecte des eaux usées par temps de pluie, le renforcement des traitements (azote, phosphore, micropolluants) et la neutralité énergétique des stations d'ici 2045.

 

Des bénéfices supérieurs aux coûts

Sur la période 2028-2045, la mise en conformité représente environ 2 milliards d'euros par an, dont les deux tiers pour la collecte par temps de pluie. Les bénéfices attendus dépassent 3 milliards d'euros par an : eau potable, écosystèmes, littoral, qualité des eaux de baignade.

 

Décider dès maintenant

Les premières échéances arrivent dès 2033, alors qu'une nouvelle station demande au moins 4 à 5 ans de mise en œuvre. La Filière appelle donc à transposer l'ensemble de la directive en une fois d'ici juillet 2027, à publier simultanément toutes les zones à enjeux, à mettre en place rapidement la REP micropolluants et à lisser les travaux pour éviter un « mur d'investissements » dans les années 2030.

 

Avec 400 000 km de canalisations en France, les réseaux seront au cœur de la réussite de cette directive.

 

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DERU II